

Le haut barrage n'est pas un joli monument, mais c'est la raison pour laquelle l'Égypte moderne a l'aspect qu'elle a, et s'y tenir le fait bien comprendre. Achevé en 1970 avec l'aide soviétique, cet immense remblai de près de quatre kilomètres de long a dompté la crue annuelle du Nil, produit une large part de l'électricité de l'Égypte et a créé derrière lui le lac Nasser, l'un des plus grands lacs artificiels du monde, qui s'étend vers le sud jusqu'au Soudan. Vous roulez sur son sommet, avec le fleuve dompté loin en contrebas d'un côté et le réservoir semblable à une mer de l'autre, et vous vous arrêtez aux points de vue et au monument de l'amitié soviéto-égyptienne en forme de lotus. Votre guide vous expliquera les compromis qui ont façonné tout ce que vous voyez par ailleurs à Assouan : le réservoir est précisément ce qui a noyé l'ancienne Philae et aurait englouti Abou Simbel, et il a chassé le peuple nubien de sa terre ancestrale. C'est plus un lieu pour comprendre la région que pour être ébloui, un arrêt court mais qui en vaut la peine, généralement combiné avec Philae et l'obélisque.